« Chez Chanel, c’est la création qui pilote, on est très libres là dessus. C’est extraordinaire de pouvoir faire, avec des moyens, les choses bien, avec cette dimension de création de savoir-faire et le temps… parce qu’il y a un temps Chanel très particulier. La dimension du temps est importante dans la viticulture, et quand tu travailles pour une maison qui n’est pas pressée, qui regarde très loin , qui s’inscrit dans ce temps long, tu te dis « on touche le nec plus ultra de l’ultra luxe pour bien faire les choses ». Et ça c’est extraordinaire »
« Un grand vin c’est l’esprit d’un lieu, la retranscription d’un terroir, d’une trajectoire, d’un savoir-faire. »
Extraits du témoignage de Nicolas Audebert
Nicolas Audebert est fils d’officier de Marine et né en Provence. Diplômé de l’Institut Supérieur des Techniques d’Outre-Mer de Paris et de l’École Nationale Supérieure d’Agronomie de Montpellier, il est ingénieur agronome et titulaire du Diplôme National d’Œnologie.
Après un parcours au sein des plus prestigieuses maisons champenoises du groupe LVMH, puis dix années passées à Mendoza, en Argentine, au sein d’une filiale de Moët Hennessy, il est aujourd’hui Directeur général des propriétés viticoles de la Maison Chanel. Il supervise notamment Château Rauzan-Ségla à Margaux, Château Canon et Château Berliquet à Saint-Émilion, ainsi que le Domaine de l’Île à Porquerolles, intégré en 2019
Passionné de voyages, de grands espaces, de voile et de polo, il partage son goût de l’aventure et de la nature avec sa famille nombreuse, puisqu’il est père de six enfants.
Avec Nicolas, on a parlé de son parcours, de ses années en Argentine et plus globalement de son goût pour le voyage. de sa philosophie du vin, cette forme de haute couture viticole qu’il défend. de rapport au temps, de poésie des lieux, et des défis à relever quand on choisit de faire du vin sur une île comme Porquerolles. On a aussi parlé de sa vision — et celle de la Maison Chanel — pour le Domaine de l’Île.
Il fallait bien 2 épisodes pour tout ça
Je vous propose donc de découvrir ce témoignage en 2 parties. Voici la deuxième. Pour écouter la première partie c’est ici.