« Mon premier enjeu, c’est de faire des vins lisibles, justes, qui valorisent le lieu, le terroir. »
Florent est fils et petit-fils de vignerons, de paysans plus exactement, corrige-t-il. Il reprend les rênes du Domaine de La Courtade en 2015 à la suite d’Henri Vidal et Michel Couturier, Domaine créé en 1983 au cœur de Porquerolles.
Il grandit à Bandol, dans une famille où la vigne et la terre occupent une place centrale. De ses grands-parents maternels, horticulteurs et vignerons, il garde le goût du travail de la terre et un certain pragmatisme paysan. De son père, qui a dirigé pendant près de 45 ans les vignes du Château de Pibarnon, il hérite de la rigueur, du sens de l’organisation et d’une certaine exigence. Sa mère, éducatrice spécialisée, lui transmet le goût des autres et de la relation
Après des études à l’École Nationale Supérieure d’Agronomie de Montpellier, dont il est diplômé en 2011, puis un Diplôme National d’Œnologue obtenu en 2012, Florent fait ses premières armes en recherche et développement chez Moët & Chandon et à l’Institut Français de la Vigne et du Vin
Il revient ensuite à la production et en Provence, où il prend la direction de deux domaines à La Londe et Pierrefeu, avant d’arriver à La Courtade en 2015.
Il découvre alors un domaine en pleine transformation, avec beaucoup à reconstruire. Dix ans plus tard, il revendique toujours une approche à taille humaine et une ambition simple : faire des vins « lisibles, justes », qui expriment le lieu et le terroir de Porquerolles. Agriculture biologique, biodynamie, influence de la mer, fraîcheur, tension et minéralité sont au cœur de sa vision, avec la volonté de faire évoluer La Courtade sans perdre ce qui fait son identité.
Avec Florent, nous avons parlé de paysannerie, de rigueur et de passion, de son arrivée à La Courtade et des défis qu’il a dû relever. De la singularité du terroir de Porquerolles, de sa vision pour le Domaine, et de cette articulation assez unique entre vin, art, gastronomie et œnotourisme. Et puis, plus concrètement, de climat, de sangliers, de fraîcheur, de tension, de minéralité… et de justesse.
Il fallait bien 2 épisodes pour tout ça.
Je vous propose donc de découvrir ce témoignage en 2 parties. Voici la première.
Pour écouter la 2ème partie, c’est ici.
Pour découvrir le Domaine de la Courtade, c’est ici