« Quelque part quand on cuisine c’est un don de soi, parce qu’on s’applique à faire plaisir. »
Marie-Joséphine est une figure engagée de la vie porquerollaise. Correspondante pour Var Matin, vice-présidente de Lire à Porquerolles, présente à la bibliothèque de l’île, membre du CIL… elle fait partie de celles et ceux qui font vivre le tissu local, au quotidien.
Avec la cuisine, son lien est plus complexe. Presque ambivalent. Un « je t’aime, moi non plus » qui prend racine dans son enfance, au Burkina Faso — alors Haute-Volta.
« Le petit déjeuner était constitué des restes de la veille… quand il y en avait. »
Le manque, d’abord. Et puis, avec le temps, une forme de conscience.
Aujourd’hui, Marie-Joséphine a fait le choix de ne prendre qu’un seul repas par jour. Un choix réfléchi, assumé, qui s’inscrit dans une recherche plus large de sobriété : « On vit dans une société où l’on mange beaucoup trop au regard de l’exercice physique que l’on produit. »
Mais cette distance avec la nourriture ne l’éloigne pas de la cuisine. Au contraire.
Elle continue de cuisiner pour les autres, avec générosité, avec attention. Comme une manière de donner.
Dans cet épisode, elle partage avec nous sa recette de la tapenade. Une recette en apparence simple, mais exigeante dans le choix des ingrédients : olives noires non dénoyautées, câpres, anchois, huile d’olive, ail, thym…Et puis sa signature : une touche sucrée — figue, raisin sec ou pomme — qui vient équilibrer, surprendre, révéler.
Avec Marie-Joséphine, nous avons parlé de manque et de transmission, de “pifomètre” et de liberté en cuisine, d’apéritifs partagés, d’aïoli, de légumes du Pacifique comme le taro, de lait de coco… et même de pavlova.
Cet épisode est réalisé avec le soutien de France 4 Naturisme, que je remercie chaleureusement pour sa confiance.